Bien faire vivre ses réseaux sociaux

Rédigé le 30/07/2018
Aurélie Beau

SOCIAL MEDIA

Aujourd’hui, la partie ne se joue plus que sur les ondes… Les auditeurs vont au-delà de l’autoradio, sur leurs téléphones, tablettes et ordinateurs. C’est le phénomène "social radio" et il est indispensable de savoir maîtriser tous les réseaux sociaux qui fleurissent depuis quelques années. Quelques conseils pour bien gérer son image sur le web.

Première règle : bien choisir son réseau ! Aujourd’hui, la concurrence est rude pour Facebook, qui reste quand même leader sur le marché. 2,2 milliards d’usagers mensuels actifs (MAU) avec une légère perte de vitesse. D’après le cabinet Forrester, les adolescents américains étaient 76% à l’utiliser en 2017 contre 78% en 2014. Au contraire, YouTube, Snapchat et Instagram connaissent une vraie progression en trois ans, grâce à une stratégie payante de mise en avant de la vidéo. Instagram vient d’ailleurs de lancer une nouvelle plateforme IGTV, entièrement dédiée aux vidéos longues de dix minutes à une heure.

Quels réseaux pour les radios ?

Au vu de ces chiffres, il faut maintenant s’adapter. Les radios ont déjà surfé sur la vague en ouvrant différents comptes, mais pour Benoît Lebreau, social media manager sur le premier média de divertissement français Topito, il faut éviter d’être partout : "Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ! Le 100% social, 100% vidéo, 100% Snapchat, 100% Instagram… c’est une stratégie vouée à l’échec. Les formats, les réseaux et les algorithmes changent trop souvent pour pouvoir baser son business model sur un seul canal. Toutes les communautés sont différentes. Ce qui marche, c’est le « test & learn », testez, regardez si ça marche et ajustez le tir le cas échéant." Et il sait de quoi il parle… Benoît Lebreau gère aujourd’hui cinq millions d’abonnés sur les différentes verticales de Topito.
"Testez, regardez si ça marche et ajustez le tir le cas échéant"

Un nouveau métier : community manager

Pour faire face à ces nouveaux modes de consommation, la plupart des radios s’aident de community managers, des personnes ultra-connectées, en veille permanente. Le secret, pour Benoît Lebreau ? Ne jamais baisser sa garde. "Chaque nouvelle journée débute avec son lot de changements d’algorithmes, de formats, de règles… Il faut être à l’affût des nouveautés pour les animer au mieux. Mon quotidien est constamment connecté. Du réveil jusqu’au coucher, je garde un œil sur nos publications. On a deux iPhone connectés à tous nos réseaux et trois ordinateurs dans nos bureaux."

Trois piliers : partager, interagir et créer

Ils sont indissociables pour être influent sur les réseaux sociaux. Il y a le partage de contenus, mais aussi la réponse aux commentaires. Une étape indispensable pour créer une proximité avec les auditeurs-internautes. Enfin, choisissez bien votre réseau social, en fonction des cibles et des publications. Une vidéo d’artiste ? YouTube ou Instagram. Un jeu ? Facebook. Un live en studio ? Une story sur Snapchat. Un scoop ? Twitter. Il n’y a pas un réseau à privilégier, juste plusieurs à bien exploiter.

3 questions à… Chrystèle Pourret-Nolorgues

Les formations ne manquent pas pour bien gérer ses réseaux sociaux. Les grandes écoles de la radio s’y sont mises et certaines en ont fait le pari. C’est le cas de La Grande École du Numérique à Brive-la-Gaillarde. Trois questions à Chrystèle Pourret-Nolorgues, conseillère en formation.

LLPR - Vous avez lancé la formation B-Com, qu’est-ce que c’est ?
CPN - C’est une formation qui s’est d’abord adressée aux demandeurs d’emploi. Nous savons que les réseaux sociaux occupent de plus en plus d’espace dans le marché du travail. Nous savons aussi que les entreprises ont du mal à trouver les compétences localement, dans le bassin de Brive. Nous avons donc lancé cette première session de six mois de formation.

LLPR - En quoi consiste-t-elle ?
CPN - Six mois de formation avec deux périodes de stage sur trois grandes thématiques : enjeux et défis des réseaux sociaux, conception et suivi d’un projet de communication numérique web et image et son. Nous avons eu douze élèves pour la première, de juin 2017 à janvier 2018.

LLPR - Quel était leur profil ?
CPN - Nous avons fait le choix d’ouvrir cette première aux demandeurs d’emploi pour leur offrir d’autres perspectives de recherche. Ils pouvaient intégrer la formation, sans aucune condition de diplôme ou de qualification. Pour la deuxième, nous allons aussi élargir aux salariés.

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